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Quel intérêt à l’autobiographie intitulée
Tunaruz de Fatema Ouakka ?

Fatema Binet Ouakka depuis son départ du Maroc et après un temps de
formation
dans le domaine médical s’exprime en tant qu’artiste peintre, c’est-à-dire avec des
images, autrement dit sans utiliser de mots.
Il faut donc comprendre d’abord cette rupture apparente qu’est soudain la décision
d’écrire une autobiographie, donc d’utiliser d’autres outils que sont les mots avec leurs
polysémies, leurs ambiguïtés, leurs sous-entendus, parfois aussi leur précision
chirurgicale.
La première fonction, sans doute la plus illusoire, est de se souvenir de ce qui a été au
moment de l’approche de la mort. On décrira alors des événements, mieux, la manière
dont tout cela a été vécu. On les remet en ordre. On leur donne une cohérence et une
logique qui n’avaient pas existé jadis. Bref, on leur octroie un sens. On met de l’ordre
dans ce qui fut un désordre. On écrit rétrospectivement un scénario alors qu’il n’y avait
que du hasard afin de livrer un récit ordonné. On choisit des événements et, pour la
première fois, on est le maître de sa vie. On prétend se livrer, au moins à soi-même, ses
mémoires, sinon sa mémoire avec l’illusion que ce qui est dit a pu exister jadis et n’est
pas une construction actuelle totalement imaginaire. On se donne le titre, à vrai dire
peu glorieux, de témoin de son époque. On est instantanément devenu l’historien de
son temps.
On peut ainsi, au moins magiquement, surmonter toutes les douleurs accumulées jadis,
toutes les pertes, effacer toutes les failles, supprimer toutes les culpabilité mieux que
cela ne pouvait se faire dans les confessionnaux puisqu’on est à la fois celui qui parle et
celui qui s’écoute parler. À l’inverse, on peut se libérer d’une dette envers tous ceux qui
ont transmis des valeurs, des exemples ou des leçons de vie.
La seconde fonction de l’autobiographie est en apparence altruiste. Il s’agit de
transmettre une leçon de vie, ce que l’on croit être intéressant dans une existence qui
se termine, non pour soi-même car on n’aura plus guère besoin de la sagesse que l’on
pense exprimer à l’âge où l’on rédige de tels livres, mais au moins pour ces
Fatema descendants, non les plus proches qui ont construit leur identité en partie contre ce qui
leur a été inculqué et qui ne voudront, pour la plupart pas lire de tels textes, mais pour
les descendants de nos descendants intéressés à cause de la distance historique. Il faut
avoir l’illusion que l’on peut aider les autres pour écrire un tel ouvrage qui peut alors
sembler être altruiste.
En réalité, il peut aussi y avoir, tout à l’inverse une troisième fonction puisqu’il y a
quelque chose de profondément égoïste dans un tel acte. Et c’est une troisième
fonction de l’autobiographie. Celle-ci peut permettre d’oublier son passé, de le
dépasser définitivement, de tourner une page en écrivant un livre. C’est se mettre à
distance des difficultés ou des drames qui ont accompagné la vie d’avant, celle qui se
déroula jusqu’à présent. En tirant des lignes, on tire un trait, mais autrement que sur une
toile.
Une dernière fonction est de créer un lien entre ceux qui suivront, ses enfants, et ceux
qui ont précédé, une grand-mère par exemple. L’autobiographie sert à nier l’existence
de celui qui entreprend d’écrire son existence. L’écrivain cesse alors d’être un individu
pour devenir un lien intergénérationnel quand ce n’est pas un lien interculturel et il ne
fait que transmettre des valeurs qui l’ont précédé et qui le suivront.
Tout cela est présent dans toutes les autobiographies, mais le livre de Fatema
Binet
Ouakka a un tout autre intérêt. Il est de rappeler à ceux qui croient que les migrations
d’un pays à l’autre ou d’un continent à l’autre sont monocausales qu’il y a toujours
plusieurs causes imbriquées. Beaucoup ont peur des migrations parce qu’ils fantasment
un grand remplacement et ils refusent les migrants considérés comme étant seulement
économiques et mus par leur intérêt pour l’argent.
Or on peut migrer pour bien d’autres
raisons, liées au désir d’assurer sa formation ou celle de ses enfants, de développer sa
région d’origine, de diffuser sa religion ou ses idées, de satisfaire sa curiosité, d’assurer
sa santé propre ou celle de ses enfants, de voir reconnue sa dignité ou assurer son
égalité dans les domaines sociaux ou politiques, de fuir enfin des risques climatiques ou
des guerres dont les danger s’accroît.
Ce ne sont aucune des causes qui ont motivé la migration, l’hégire de Fatema Binet
Ouakka. Et pourtant dans son cas, plusieurs causes ont joué que l’on ne pourra
connaître qu’en lisant son livre. Disons seulement que le discours de sa grand-mère a
été essentiel, mais d’autres événements ont également joué qui sont absents dans la
liste qui vient d’être présentée. À chacun de les trouver et de comprendre ainsi la
complexité d’actes apparemment trop simples lorsqu’il sont perçus de manière
simpliste.
Cela dit, ce livre a une tout autre raison, c’est de comprendre en face de ces
causes
multiples et interagissantes les unes sur les autres comment un acteur réagit, car la
migration dit aussi quelque chose d’essentiel sur la conception du changement social
ou culturel dans sa société d’origine que possède l’acteur. Et ce n’est qu’à partir de là
que le livre en question va devenir intéressant, voire passionnant, et peut permettre de
dépasser les peurs apparues devant les faits de migration.
Jean François Clément
anthropologue -philosophe
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2016
Fatema Ouakka invité au salon du livre
le 18 et 19 novembre
par L'association " Mots et Merveilles "
Organise à Dammarie les Lys et Le Mée Sur Seine
" Festi'Val de Seine "
" Mots et Merveilles " est une association créée en 2015, qui a pour
vocation de promouvoir le livre et la lecture dans les quartiers dits "sensibles", et,
par ce biais, d'inciter les jeunes de ces quartiers à réfléchir et à débattre sur des thématiques
liées au " mieux vivre ensemble ".
En Novembre 2015, nous avons, grâce aux subventions de l'état, obtenues au titre des crédits
spécifiques de la Politique de la Ville, organisé le premier " Festi'Val de Seine ", qui
s'est tourné essentiellement vers les habitants des quartiers d'habitat social de Dammarie les Lys
et Le Mée Sur Seine (deux communes qui ont mis en place des Conseils citoyens).
Ce sont ainsi entre 800 et 850 jeunes de ces quartiers qui ont pu bénéficier de l'intervention
d'un auteur ou un illustrateur. A l'issue de ces interventions, un salon du livre ponctué de
débats et tables rondes " citoyens " et animations autour du livre a eu lieu, au Mée sur
Seine. Je pourrais, si vous le souhaitez, vous envoyer le programme de ces conférences.
Face au retour extrêmement positif des enseignants, des élèves et de leurs parents, et grâce à la
confiance des élus et la reconduction des subventions, nous renouvelons (et amplifions) notre
action les 18 et 19 Novembre prochains.
La journée du 18 est axée sur le livre jeunesse avec les scolaires. Nous serions très heureux de
pouvoir vous accueillir le samedi 19 pour présenter votre dernier roman " Tunaruz la porteuse
d'espoir " pour une dédicace et débat.


Tunaruz " La porteuse d'espoir "
Ce livre m'a permis de peindre ma culture, de lutter contre la violence et ne pas
rester dans le creuset de sa douleur ... silence ...
Ce roman qui est un hommage aux petites filles, n'est que le reflet de
dizaines de témoignages sans avoir la prétention d'être un roman d'apprentissage, « Mon but est
de nourrir à mon tour chez d'autres petites filles l'espoir d'un avenir meilleur débarrassé des
cauchemars produits par la volonté de domination.
Je souhaite semer dans leur tête des rêves en couleur, des rêves de liberté. Je
veux leur donner confiance en elles-mêmes pour qu'elles refusent le funeste désir d'être dominées
par des hommes qui se croient d'autant plus maîtres de leurs femmes qu'ils sont eux-mêmes dominés
par des plus puissants qu'eux ».

Plus on a des racines profondes,
plus on peut s'ouvrir.
Par Emmanuel de la Taille
J'ai toujours été impressionnée par cette capacité de Fatema à utiliser la
solidité éprouvée par les siècles de sa culture originelle pour affronter les contradictions de la
culture contemporaine, surmonter les épreuves faites aux femmes en s'affirmant dans son
indépendance d'esprit, la créativité de son oeuvre et la fidélité à ses valeurs.
Une vraie femme d'intelligence, de courage et d'engagement pleinement accomplie dans sa vie, sa
trajectoire et son art.
Fatema est une jeune Amazigh de famille modeste mais noble de coeur comme le sont les Berbères,
Touaregs ou Mozabites, le plus ancien peuple d'Afrique du Nord qui aura affronté les romains,
engendré Saint Augustin et résisté à toutes les invasions. Il est devenu le peuple des montagnes
et des déserts maintenant bien présents au Maroc où je suis né.
La condition de la femme depuis la nuit des temps,Tunaruz la connaît dès l'enfance, dans le bled,
au sein d'une famille nombreuse, au milieu des champs, des animaux et des plantes et fleurs que
cultive d'abord son père, jardinier passionné.
Elle se sent née sous le signe de la terre et du temps, portant en elle la
culture berbère des montagnes, les voix de mille femmes, les chants de tous ses ancêtres des
siècles passés. La solidarité d'un univers hors
du temps où les femmes tissent des tapis quand une grand-mère poète lui lit des contes de fées.
Très tôt, elle remarque aussi les tatouages de sa grand- mère, déjà signes de souffrance offerte
par les femmes.
De la douleur pour se faire belle, montrer sa valeur, représenter la tribu. Des traits
riches de plusieurs milliers d'années qui révèlent les secrets des temps. Elle apprend la vie de
ces gardiennes de la terre qui n'ont pas besoin de mots pour se comprendre. Dans son enfance,
timide, sauvage, elle observe tout et se sent reliée à l'éternité du temps.
De sa première carrière au Maroc, Tunaruz entreprend ensuite sa conquête de la France.
Une France qu'elle aime aussi et qui l'aime. Avec son esprit d'entreprise et sa force de
communication, elle apprend à s'y intégrer, à s'y développer pour y trouver la construction de sa
vie, l'épanouissement de sa personnalité et le rayonnement de son art, ouvrages et créations comme
ce livre Tunaruz. Mais je suis aussi passionné par sa volonté d'apporter aide, confiance et
espérance dans ses multiples opérations au service des enfants, des jeunes ou de ce qui peinent
dans nos sociétés.
De mon Maroc d'enfance,
je retrouve par Fatema ce sens du temps, de l'humain, de la relation dans la délicatesse de coeur,
la finesse de conscience, la tendresse de son ouverture à l'autre et aux autres.
Emmanuel de la Taille 2015

A TOUTES ET A TOUS,
Je suis née au Ait sadden Maroc région de Fès.
Les premières femmes que j'admirais, mes grand-mères, ma mère et demain ma fille auront joué un
rôle essentiel dans la préservation de la culture, un rôle en effet important. Leur présences
viendront bousculer mon cœur mais surtout me confortent dans cette idée que j'étais bien un de ses
maillons qui tisse cette belle histoire entre ce passé et ce futur qui se concrétiser à la
rencontre des enfants en toute liberté, les guider dans la création collective, guider leur
imagination, communiquer avec un message complémentaire à la parole.
Ne pas se dissiper, ignorer la violence par l'art en s'ouvrant au monde et le monde devient
proche. Par la compréhension on conjugue en pluriel nos richesses, ne pas affaiblir l'ignorance.
Aussi j'avais assimilé toutes ces influences, je les ai distillées pour en restituer dans ma vie
et sur mes toiles les principes actifs avec toute la puissance d'une réduction chimique, le bain
d'enfance et d'adolescence dans lequel j'ai été me ressourcer. Un de mes jardins de mon histoire.
En venant ici à travers ces paysages insolites au détour d'un son, d'un mot ou d'une petite
phrase, peut-être un parfum, j'ai senti monter en moi de grandes bouffées de ces souvenirs qui
attendaient mon retour pour affleurer, devenir encore plus réelle et qui, de leur présence vont
habiller ma mémoire.
J'ai conservé certains de mes réflexes de petite fille apprivoisée. Beaucoup d'entre eux, de
garder cette liberté artistique qui parfaitement à l'aise, souveraine et pourtant pour certains
une identité culturelle. Cette position renforcée par le multilinguisme est un élément fondamental
dans la culture marocaine due avant tout à l'histoire complexe du pays et à sa position
géographique au carrefour des deux continents.
L'apprentissage et l'utilisation de la misère sont étroitement associés aux femmes. De
préserver, de promouvoir celles-ci constituent néanmoins une mémoire collective qui va au-delà des
limites du savoir formel, des contes populaires. La misère doit sa survie aux femmes. En fait
l'âme de la misère est incontestablement exprimée à travers le chant et la musique, les deux
composantes d'une littérature orale qui a été transmise pendant des siècles dans les montagnes du
Maroc.
Grâce à la littérature orale, les femmes ont toujours inspiré le plus grand respect dans
leur communauté. On raconte que la femme AMAZIGH participait dans la prise de décision concernant
la famille, les droits de succession et l'éducation.
Les travaux des hommes et des femmes ont été clairement différenciés mais ont toujours été
reconnus comme étant de valeur égale. Dans l'histoire ancienne les femmes occupaient une place
importante et sont les chefs des propriétaires d'un patrimoine qu'elles ont réussi à conserver et
continuent à transmettre, comme je l'ai vécu avec les femmes de ma famille et de ma tribu.
Malgré l'absence d'une langue, les femmes expriment dans toute leur pratique
quotidienne, linguistique, spirituelle, créatrice, esthétique ou domestique. Elles vivent leur
féminité avec élégance et curiosité aussi, se posent des questions sur l'avenir de leur survie.
Les femmes ont réussi aussi à garder le fil reliant les nouvelles générations aux anciennes en
instaurant un dialogue entre les mondes de proximité et leur caravane ambulante.
Les femmes ont aussi réussi avec leur moyens artistiques auxquels je suis sensibles, en
particulier dans le secteur traditionnel, la poterie, le tissage, la décoration, les murs, la
broderie, etc, les bijoux en acier remontent au temps les plus anciens et constituent une partie
première d'œuvre d'art et c'est la raison pour laquelle j'ai le devoir de donner ce qu'on m'a
transmis.
Il me parait essentiel, (ces jeunes enfants vont m'enrichir par leur regard, me réconforte,) de
venir m'inscrire et s'inscrire dans cette nouvelle aventure qui s'appelle l'art libre,
l'expression du futur.
Montagnard
La montagne, terre de diversité culturelle et de patrimoine riche, c'est un lieu artistique et
humain pour tous. En vedette les quatre montagnes marocaines et les deux internationales.
Mon but est de créer "un temps" et pendant cette journée de l'art et pour la Paix, faire connaitre
la culture, les montagnes, promouvoir l'art, contribuer au développement.
- la description
- Réussir à créer une infinie patience pour faire attendre ce qui n'arrive jamais et faire
comprendre à celles qui ne savent rien qu'elles en savent toujours autant que ceux qui n'en savent
pas plus qu'elles.
En clair, cela signifie que le projet était de participer à l'encadrement d'un groupe de femmes
d'un milieu rural du Moyen-Atlas marocain (territoire des Aït Sadden à l'est de Fès) et à
l'animation de ce groupe.
Cette rencontre, organisée avec le concours du Conseil National des Droits de
l'Homme et du Conseil Régional d'Investissement de la Région Fès-Boulemane, a eu pour thème « les
droits au développement de la femme rurale ».
Elle s'est déroulée avec la participation d'une centaine de femmes venant de différents douars du
territoire. Plusieurs objectifs ont été visés à l'occasion de cette rencontre :
· Sensibiliser les femmes rurales à leurs droits au développement en général, contre la
violence.
. Sensibiliser ces mêmes femmes aux bienfaits de la scolarisation de leurs filles afin de lutter
contre l'illettrisme ;
· Sensibiliser les femmes rurales à l'intérêt de s'organiser en associations ou en coopératives
en vue de bénéficier des offres de financement qui sont offertes par des organismes tant nationaux
qu'internationaux dans l'objectif d'améliorer leur cadre et leur niveau de vie ;
· Sensibiliser les femmes rurales à l'approche du genre.
J'ai réussi à faire lors de cette rencontre avec les femmes rurales des Aït Sadden,
une occasion très concrète de sensibilisation et de motivation, à s'organiser en
association.
L'objectif était alors, d'une part, la valorisation de leur production artisanale, d'autre part,
la mise en avant de modes de création contemporains.
- Quand l'idée m'est-elle venue ?
Comme Archimède, en prenant mon bain.
- J'ai débuté ...
Comme bergère dans un village du Moyen-Atlas marocain dans les années 1950. Un militaire français
est, un jour, passé par là et m'a emmenée en ville pour que je sois scolarisée avec son fils.
Quelques années plus tard, je présente un dessin à un concours en France et je gagne le premier
prix. Je me retrouve à suivre dans les années 1970 les cours de dessins dans différentes écoles à
Paris. Peu après, ce sont mes débuts de peintre professionnelle.
- Comment se fait le contact entre les femmes et vous ?
"Par des mimiques discrètes ou des clins d'œil, comme cela les hommes présents ne perçoivent
jamais rien. Il est vrai que nous sommes toutes particulièrement intelligentes et belles. Nous
avons beaucoup d'esprit et nous sommes très tolérantes. Et par-dessus tout, nous sommes
modestes".
- les évolutions notées dans l'expansion des femmes entre le début et maintenant 2016 ?
"Au début, quand je leur demandais si elles avaient pris des cours, elles m'interrogeaient
très angoissées en me demandant s'il en manquait un. Aujourd'hui, elles ne réagissent plus de la
même manière. Il est effectivement préférable de ne jamais être à court de cours".
- Les besoins des femmes sont-ils suivis ?
"Elles n'ont plus peur de mourir, mais elles ont encore besoin de préférer ne pas être là
lorsque cela arrivera".
- Nom des intervenants : Binet Ouakka Fatema
- Activité complète des intervenants : artiste peintre
- Réussir à créer, une infinie patience pour faire attendre ce qui n'arrive jamais
et faire comprendre
à celles qui ne savent rien qu'elles en savent toujours autant que celles qui n'en savent pas plus
qu'elles.
- Comment j'ai eu l'idée ?
- Comme Archimède, en prenant mon bain.
EXTRAIT DE MON LIVRE, " EXPLICATION DU TATOUAGE, UNE COUTUME
...".
Le tatouage était notamment censé conjurer le mauvais sort
(éloigner le mauvais œil) et apportait bonne fortune et réussite.
Aujourd'hui encore, les femmes sont les dépositaires des coutumes d'une civilisation très
ancienne, qui va à l'encontre de l'islam actuel, tel qu'il est interprété dans de nombreux pays.
Le tatouage s'est partiellement adaptée à cette interdiction coranique, notamment en ne
représentant jamais l'image de l'homme.
Pour les musulmans, le tatouage est proscrit par l'Islam
(http://www.tattoo-tatouages.com/societe/tatouage-religion-islam.html),
symbole de péché et de mutilation, de modification de l'œuvre divine, malgré son statut de coutume
immémoriale, les imams continuant de condamner tout lien à d'anciennes croyances en des
éléments surnaturels.
C'est pourquoi les femmes, principales utilisatrices des dessins esthétiques sur la peau,
utilisent aujourd'hui plus couramment, pour des raisons religieuses, le tatouage au henné,
provisoire et non mutilant. Il existe de nombreux rites associés au Henné, lors desquels il reste
très présent, même aujourd'hui : le rite du mariage (rituel de la « nuit du henné », de la
naissance, du baptême, de la circoncision.
Les Imazighen, (hommes libres ) ou Berbères, se tatouaient le front, le menton, les joues, le dos
des mains et les tempes à l'aide de pigments.
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